°oO Chapitre 38 Oo°

°oO Chapitre 38 Oo°
Point de vue Tom

Je sursaute, laissant échappé un cri de surprise. Qui est là ? comment connaît-elle mon nom ? et cette voix. Je l'ai déjà entendu, mais où ?
Tout à coup, je sens quelques choses d'humide sur ma joue. Qu'est-ce que c'est ? du sang ? de l'eau ? de l'urine ?
Je ne sais pas si je peux regarder cette personne. Et si c'était tout ce qu'elle attendait pour m'attaquer. Je ne sais pas. J'ai peur...
Une main balaye délicatement ma joue. Elle en retrace tout les contour avec... fascination ? amour ? Il faut que je sache. J'ai l'impression d'être en sécurité, que rien ne peut m'arriver. Alors très lentement, je me retourne vers cette personne qui murmure des mots inaudibles.
C'est une femme. Elle a un visage assez rond, malgré sa maigreur et les légères rides qui le parcours. Ses cheveux grisonnant sont attaché en un chignon assez strict. Elle me sourit tendrement. Son sourire... ses yeux... ses lèvres...
« maman ? criais-je en la serrant dans mes bras. maman... c'est vraiment toi ?
_ oui mon chéri... je t'ai enfin retrouvé... je te suis si heureuse... mon bébé... tu es si beau... j'ai tellement rêvé de se moment... c'est comme un rêve... je t'ai enfin retrouvé...
_ maman... maman... maman... je t'aime... tu m'as tant manqué... maman...

Point de vue Bill

Je hère dans les couloirs depuis une demi-heure. Je suis si triste. Tom m'en veut. Je me sens mal. Je voulais juste qu'il soit heureux... je voulais lui faire une surprise... tout ce que j'ai réussi à faire, c'est qu'il tente de se suicider. J'aurais dû lui dire de vive voix au lieu de lui écrire. Mais il était si mignon, endormi et roulé en boule dans sa couette que je n'ai pas pu le réveiller. Et maintenant, il m'en veut. Alors que je souhaite juste son bonheur. J'espère qu'il comprendra que j'ai fait ça pour lui. Je... je ne peux plus me passer de lui. J'ai besoin de lui. C'est grâce à lui que je tiens. Sans lui, je n'aurais pas pu faire face à Andréas, Florian ou qui que se soit. Il est la seul choses qui m'empêche de devenir comme eux. Le seul fait qu'il m'en veuille me détruit. S'il ne me pardonne pas ou pire s'il part je ne serai plus moi-même. Je sais ce que tout le monde pense dehors. Ils pensent que je devient fou. C'est sûrement vrai. Je ne me reconnais plus. Depuis que Tom est là. Tout à changer. Je ne sais plus comment vivre sans lui. Plus le temps passe et plus je suis dépendant de lui. Je sais que ça ne fait qu'un peu plus d'une semaine, que je l'ai vu pour la première, mais j'ai l'impression de le connaître depuis des années. Chaque fois que je le vois mon c½ur bat la chamade et mon estomac se noue. Je n'en suis pas amoureux. Non, c'est juste un ami. Je ne peux pas être amoureux. Ça fait trop souffrir. La vie fait souffrir. Je ne veux plus souffrir. Certes, je n'ai pas souffert, du moins pas comme Tom, mais je n'ai jamais été heureux. De toutes manières, comment l'aurais-je pu avec une mère disparut, un père absent ou indifférent pour le peu de présence. Je n'avais qu'Andréas et encore on ne peut pas le considérer comme un ami. Mais maintenant que j'ai Tom peut-être que je pourrai enfin être heureux. J'ai besoin de quelqu'un a mes côtés même si ce n'est qu'un ami. Un véritable ami... quelqu'un à qui se confier... sur qui on peut compter... en qui on peut avoir confiance... j'aimerai que Tom me considère ainsi, qu'il me raconte ce qui lui est arrivé, qu'il pleure sur mon épaule comme moi sur la sienne. J'aimerai être là pour lui quand il rencontrera une personne avec qui il voudra vivre, quand son frère ou sa s½ur naîtra, quand il se mariera, quand il aura des enfants ... Être tout simplement là.

# Posté le mercredi 01 avril 2009 14:19

Modifié le dimanche 17 mai 2009 14:08

°oO Chapitre 39 Oo°

°oO Chapitre 39 Oo°
« Tu sais mon Tomi, tu m'as manqué. Je ne pensait qu'a toi sans cesse. J'ai eu tellement peur pour toi. J'ai eu peur qu'on t'es fait des choses horribles ! Je ne sais pas comment te dire ce que j'ai ressenti quand il t'a vendu... J'ai été brisé... Je ne pouvais plus parler...
_ Chut... calme toi maman... je suis là... on restera tous les deux ensemble pour toujours.
_ Merci, mon chéri. Mais on ne sera pas deux...
_ Si... je ne parlerai plus jamais a Bill, il m'a abandonné...
_ Non, il ne t'as pas abandonné. Il est allé m'acheter... Je ne sais pas vraiment quoi penser de lui pour le moment, mais je lui en serais éternellement reconnaissante d'être venu me chercher...
_ c'est vrai ?
_ oui, mais ce n'est pas de Bill que je voulais parlé...
_désolé, maman. Je dois aller lui parler. » expliqua Tom avant de sortir de la chambre en courant.

Point de vue Bill

Je suis dans mon bureau. Je réfléchis. Je ne peux pas laissé Tom croire que je l'ai trahi. Il faut que je lui explique. Je vais aller le voir, lui expliquer. Peut-être me pardonnera t-il ? Je l'espère...
quelqu'un a frappé. Je n'ai envie de voir personne. Si c'est pour avoir un rapport sur telle ou telle décision de la société. Je ne réponds pas avec un peu de chance la personne ne rentrera pas. Pourtant quelques secondes plus tard un grincement me prouva le contraire. Je me retourna près a mettre à la porte cet intrus, quand je vis que c'était Tom. A peine l'avais-je vu qu'il courait se réfugier dans mes bras en pleurant. « Je suis désolé... Bill... pardonne-moi... je veux pas que tu m'en veuilles... »
Je le serre plus fort dans mes bras. Je suis tellement soulagé.
« Chut. Tom calme toi. Je ne t'en veux pas. J'avais plutôt peur que tu m'en veuille à moi. » dis-je avant de me mettre moi aussi à pleurer. Je n'aime pas le voir dans cette état. J'ai l'impression de le rendre malheureux.

Point de vue Tom

Je regarde Bill parler. Je ne sais pas quoi dire. Je crois qu'il m'a pardonné. Et puis ces lèvres. Elles ont l'air si douce. Elles sont si pulpeuse et rose. Tout le contraire de celle que j'ai déjà touché. Les autres étaient rugueuse et froide. Pourquoi je pense à ça moi ? Arrête de réfléchir Tom. Ses lèvres...
Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, mais je ne peux pas me retenir...

Point de vue Bill

Que... qu'est-ce que c'est ? Tom... Hum... ses lèvres sont si douce... Je me sens tellement bien. J'ai l'impression d'être sur un nuage. Des centaines de papillons volent dans mon estomac. J'aimerais que cet instant dur l'éternité. Je ne sais pas vraiment comment d'écrire ce que je ressent, mais je n'ai jamais ressentit cela pour personne. C'est tellement cliché, mais si vrai. Nos bouches s'entrouvrent. Nos langues commencent une danse sensuel. Elles se caressent dans un mouvement purement érotique...

# Posté le lundi 11 mai 2009 13:25

Modifié le dimanche 17 mai 2009 14:05

°oO Chapitre 40 Oo°

°oO Chapitre 40 Oo°
Point de vue Tom

Je me sens si bien. J'aimerai que cet instant dure des heures, que nos muscle continuent leurs danse sensuel. Je veux continué à ressentir ces douces contractions dans mon estomac. Et ce parfum... parfum... Bill... mais... qu'est ce que je fais ? Je... je ... Stop ! Pensai-je avant de me détacher précipitamment de lui.

Point de vue Bill

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais Tom a mis fin a notre baisé en s'écartant vivement de moi. J'embrasse si mal que cela ? Pourtant on ne s'en ai jamais plein. Ai-je mauvaise haleine ? Mais non Bill, il doit y avoir autre chose. En m'approchant de Tom, je l'entends murmurer.
« Je... je n'aurais... pas dû... ne... ne me fait pas... pas de mal... ne... ne me laisse pas... sanglota t-il.
_ calme-toi Tom. Il n'y a pas de problème... chut... Je ne te ferais pas de mal... Je n'ai pas l'intention de te laisser partir. J'aime tellement t'entendre et te serrer dans mes bras. Et puis pour tout te dire j'ai aimé ce baisé, lui avouai-je calmement, mais contrairement a ce que j'avais pensé, ça ne le rassura et il se mit à sangloté plus fort. Je le pris dans mes bras pour le calmer, mais il se débattit en hurlant.
_ Ne me touche pas... je ne veux pas... pitié... je ne veux pas... pas encore...
_ Tom, de quoi as-tu peur ? Qu'est-ce que je ne dois pas faire ? Je te jure que je ne te ferais jamais de mal, mais je pensais que tu le savais. Je sais qu'il te faudra beaucoup de temps pour oublier tout ce qui t'es arrivé, mais je te promets que jamais je ne te ferais de mal. Je ne devrais pas te le dire Tom, mais tu es mon seul véritable ami et même si j'aimerai que tu sois plus que ça, jamais je ne forcerai à quelques choses, expliquai-je.
_ Je... d'accord Bill... je suis désolé.
_ Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas. Vas plutôt profiter de ta mère, elle est totalement heureuse de te retrouver.
_ Tu as raison. Je suis désolé Bill. » termina t-il avant de sortir du bureau pour regagner sa chambre. Voilà, Tom est sorti. Plus le temps passe, plus je devine ce qu'il a vécu. Et c'est vraiment dur. J'ai bien compris ce qu'il a pensé quand on s'est embrassé. Il a prit peur. Il a pensé que j'allais le violer. Ça m'a fait tellement mal. Je me rends compte que le moindre petit geste peu me séparer de Tom pour toujours. Je ne veux pas que cela arrive et je ferai tout pour.

Point de vue Tom

Je me désespère moi-même. Je me suis fait des idées. Bill ne voulait pas me faire de mal. Je n'ai tellement pas l'habitude que je vois le mal partout. Mon c½ur me dit de lui faire confiance, mais ma raison me dit de me méfier, de me tenir éloigner de lui. Pourtant plus je m'en éloigne, plus j'ai froid, plus je me sens seul.
J'arrive devant ma chambre et y rentre maman m'y attend. Elle ne m'a pas entendu rentrer. J'en profite pour la regarder. Elle est couché sur mon lit et regarde par la fenêtre. Je n'y ai jamais fait attention, mais les jardins sont magnifique. Devant moi s'étend un superbe paysage. De nombreux buissons sont disposé de-ci de-là symétriquement. Sur la droite une allée mène à la ville. Là-bas tout est gris, de la fumée s'échappe des cheminées. La saleté est omniprésente. C'est un tel contraste avec les jardins que j'ai presque l'impression d'être dans un autre monde. J'ai tellement de chance d'être ici. Quand je pense au laboratoire, j'en ai des sueurs froides. Je devrais déjà être mort... je suis tiré de mes réflexions morbides par des murmures. Mon attention est tout de suite reporté sur ma maman. Elle est toujours couché, mais maintenant elle caresse son ventre. Je ne comprend pas vraiment pourquoi. Elle a peut-être faim ? Et elle répète un nom sans cesse. Elle a donné un nom a son ventre ? C'est bizarre !
« Maman, dis-je, ce qui la fit sursauté.
_ Oh, Tomi, tu m'as fait peur.
_ Désolé maman...
_ Chut... ce n'est pas grave. Alors vous avez pu parler avec Bill ?
_ Oui... répondis-je en rougissant.
_ Tu n'as pas fait de bêtise ? Demanda t-elle suspicieuse. Tu sais que tu peux tout me dire Tomi
_ Oui je sais ne t'inquiète pas. Mais toi dis-moi. Tu parles a ton ventre ?
_ En quelques sorte. Répondit-elle en riant. Tomi vient t'assoir à côté de moi s'il te plait. J'ai quelques chose de très important a t'annoncer. Voilà. On est pas bien là, tout les deux. » me chuchota t-elle en me serrant contre son corps.

Point de vue Bill

Je suis assis a mon bureau depuis que Tom est partie. Si quelqu'un me voyait il me prendrait pour un fou, avec ce sourire niai collé aux lèvres. Mais que voulez-vous je ne peux pas faire autrement. Cet instant était si intense. J'en ai tant rêvé. Ses lèvres rosi. Si seulement Tom pouvait m'aimer. Je ferai tout pour le rendre heureux. Il n'aurait plus a avoir peur de personnes. Je serai toujours à ses côtés. On s'occuperait de son petit frère ou de sa petite s½ur tout les deux. Se serait tellement bien. Mais je sais que tout cela est impossible. Il ne m'aime pas et même s'il m'aimait, il n'en serait que plus en danger. Chacun de mes concurrents le prendrait pour cible et ce n'est pas une vie que je veux pour lui. Pourtant je rêve toujours de vivre avec lui ainsi. Cette image qui me hante depuis plusieurs jours me reviens sans cesse. Je nous vois âgé, tout les deux, nous balançant calmement sur des rocking-chair. Nous sommes en train de regarder les jardins paisiblement. Nous ne parlons pas, mais tout à coup, une bande d'enfants arrivent courant et criant. Tom se lève doucement et attrape une fillette sous les bras et la prend dans ces bras en la chatouillant. Ils rient ensemble pendant que je souris attendris. La petite fille se dégage de ces bras et vient se percher sur mes genoux en disant :
« pépé Billou ! Pépé Tomi il est méchant avec moi ! ». Je la regarde en souriant en la serrant contre moi. C'est toujours a ce moment là que je me réveille. J'aimerais tant que ce soit la réalité, mais jamais je n'aurai d'enfants avec Tom. Si jamais il se passe quelques choses entre nous, nous serons seul tout les deux. Il faut que j'arrête de penser a cela. Quelle heure est-il ? Dix-huit heures. Je vais demandé de préparer un bon repas pour ce soir. Je veux que tout soit parfait pour fêter l'arrivée de la mère de Tom. Et puis je pense que pour une fois Tom acceptera de manger hors de sa chambre. Je veux que Tom se sente bien, qu'il n'est plus peur de se promener dans la maison. Même si je ne suis pas là. En attendant, je n'ai qu'a allé chercher Tom et Simone, ils doivent avoir faim eux aussi. Je marche rapidement vers la chambre et entre doucement.

Point de vue Simone

Nous sommes tout les deux assis l'un contre l'autre. Je prends la main de Tom et la caresse quelques instant avant de la poser sur mon ventre. On attend. Tom ne doit pas comprendre, mais il va vite le savoir. Quelques secondes plus tard un premier coups se fait sentir. Tom sursaute. Un second ne tarde pas a arriver. Il me regarde sans comprendre. Les coups se poursuivent et je vois dans les yeux de Tom l'incompréhension se changer en stupeur.
« Maman, tu es malade ? Tu vas pas mourir. Dis-moi que tu vas pas mourir... je veux pas que tu meurs... tu dois pas mourir... s'il te plait... ne me laisse pas... pas encore... sanglote t-il.
_ Hey Tomi calme toi. Je ne vais pas mourir. Ce que tu sens sais... comment t'expliquer... c'est on petit frère ou ta petite s½ur qui donne des coups de pieds. Ce n'est pas dangereux. Je ne vais pas mourir. Tu sais Tomi, je ne te laisserai plus jamais seul. Je t'aime. Tu le sais. À partir d'aujourd'hui on ne se quitte plus. On reste ensemble tout les trois. D'accord ? Demandai-je
_ Un petit bébé... c'est un bébé qui tape... mais ça doit faire mal. Maman ça te fais mal ?
_ Bien sur que non mon poussin. J'aime le sentir donner des coups. Je sais qu'il va bien s'il me donne des coups.
_ Moi aussi je veux ressentir ça.
_ Tu ne peux pas mon chéri, mais un jour tu sentiras ton bébé taper. Lui dis-je en souriant.
_ Non, on restera que tout les trois. Pour toujours...» termina t-il avant de se blottir contre moi et de s'endormir. Je l'aime tant.

Point de vue Bill

La scène qui se dresse devant mes yeux est si touchante. Tom et Simone sont tout les deux couché sur le lit, blottit l'un contre l'autre. Je crois que Tom dort, tandis que Simone lui caresse le visage. Elle est paisible. Je suis heureux de l'avoir tiré des griffes de Florian. Ils le méritent ; elle, Tom et le bébé...

# Posté le dimanche 17 mai 2009 14:00

°oO Chapitre 41 Oo°

°oO Chapitre 41 Oo°
Point de vue Bill

Cette scène est attendrissante. Je suis là, à les regarder depuis une dizaine minutes. Je n'ose briser cet instant de paix, mais mon estomac en a décidé autrement. Mon ventre gargouille et se bruit fait sursauter Simone. Je m'excuse en souriant, sourire qu'elle me rend. Nous regardons Tom un instant que je lui fasse signe de venir. Nous sortons silencieusement de la chambre pour ne pas le réveiller. Puis je lui propose de lui monter sa chambre en attendant que le repas soit prêt. Elle acquiesça, comme a tout ce que lui dit. Je crois qu'elle n'a pas compris, qu'ici elle n'est plus une esclave. Il faut que je lui explique.
« Vous savez Simone, ici, vous n'êtes plus une esclave. Vous êtes simplement la mère de Tom. Je ne vous demanderais rien à part une chose... vous occupez de Tom. Il a besoin d'amour. Je ne sais pas exactement ce qui lui est arrivé, mais vu l'état dans lequel je l'ai trouvé. Il a du beaucoup souffrir. Je ne sais pas combien de temps il lui faudra pour s'en remettre, s'il s'en remet. Expliquai-je.
_ Je sais cela. Il ne m'en a pas parlé, mais ça se sent. Je le ressent...
_ Je n'en ai pas douté.
_ Pourtant une chose me perturbe. Pourquoi faite vous cela ? Pourquoi vous souciez-vous autant de Tom ? Pourquoi êtes-vous venu me chercher ? Pourquoi ?
_ C'est simple. J'ai toujours eu horreur des inégalités et des discriminations. Une excuse facile, me direz-vous. De plus je fais partie des « sélectionnés », ce qui pour vous ne doit pas jouer en ma faveur, mais le fait est que je ne supporte pas les autres « sélectionnés », leur air suffisant, leur fausse courtoisie et leur prétention. Tout en eux m'exaspère. Vous ne me croyez pas, n'est-ce pas ? Je ne vous en veux pas, vous ne me connaissez pas. Personne ne me connait... Bref, avec tout cela je ne vous ai pas encore montré la chambre. » Finis-je en lui faisant signe de rentrer. Je la suivis calmement dans la chambre. J'éspère qu'elle lui plait. C'était la chambre de ma mère. Enfant j'y venait souvent, jusqu'au jour ou mon père a décidé qu'être triste pour ma mère c'était être faible. Ce jour-là, il a fait changer tous les meubles et jeter ses affaires. Tout ce que j'ai pu sauver du haut de mes six ans. J'en ai fait faire des doubles dès que j'ai pu agir seul. Et maintenant elle ne me quitte plus. Cette photo m'est si précieuse que l'originale se trouve dans mon coffre fort. Il n'est pas question que quiconque puisse la détruire.

Point de vue Simone

Je viens d'entrer dans la chambre. C'est une chambre assez simple, mais c'est l'une des plus belle que j'ai pu voir avec celle qu'occupe Tom. Les murs sont d'un gris perle qui contraste avec le turquoise du couvre lit. Une fenêtre se trouve en face du lit, mais contrairement à la chambre de Tom, on ne voit pas l'entrée de la propriété. Il y a de grands parterres de fleurs entourant une pièce d'eau.
Même chez mon maî... mon ancien maître. Il n'y avait pas d'aussi belle chambre. Ce n'est pas possible qu'elle soit pour moi. Quoique dise mon maître, il attend obligatoirement quelques choses en échanges. Je n'ai pas confiance en lui. J'irais demandé aux autres esclaves la vérité, eux me la donnerons. Je remercie mon maître, puis nous retournons réveiller Tom pour aller dîner.

Point de vue Bill

Nous voilà devant la porte de la chambre de Tom. Simone ouvre doucement la porte et entre en silence. Elle se dirige rapidement vers le lit. Elle s'assoit et se met a caresser le visage de Tom délicatement, puis l'embrasse sur la joue. Tom cligne des yeux et sursaute en sentant la main de Simone lui balayer le visage. Quelques secondes s'écoulent avant qu'il ne se rende compte qu'il s'agit de sa mère et qu'il demande :
« Qu'est-ce qui se passe ?
_ On va aller dîner mon chéri.
_ Ah... D'accord, je... j'arrive. Murmure t-il.
C'est exactement comme je l'imaginais, Tom veut faire plaisir a sa mère, alors il vient manger avec nous. Nous partons donc nous installer dans la salle à manger. J'ai demandé un repas copieux, car Tom est assez faible en raison du sang qu'il a perdu. Quant à Simone, son état impose qu'elle mange bien, ce qui ne devait pas être le cas chez Florian. Une fois installé, il ne fallut que quelques minutes avant que Mathieu entre avec une énorme marmite dans les bras. Une odeurs délicate empli alors la pièce.
« Que nous as tu préparé de bon aujourd'hui, Mathieu ?
_ Ah... Ah... mon petit Bill t'es toujours aussi curieux. Je ne te dirais rien. Tu connais les règles c'est à toi de trouver. C'est à toi de trouver ! Répondit-il gaiement.
_ Pff... Toujours la même chose. Oh... j'allais oublier, je te présente Tom. Je n'ai pas eu l'occasion de te le présenter plutôt. Et voici sa mère Simone.
_ Enchanté de vous rencontrer, madame. Tom heureux de te voir enfin. Moi c'est Mathieu, je suis cuisinier, ici depuis 14 ans. Tom, tu sais que tout le monde c'est inquiété pour toi aujourd'hui. T'as intérêt à manger une bonne assiette pour reprendre des forces. Et toi petit Bill, tu ne t'approches plus de ma cuisine. Tu me la laissé dans un état, t'as pas honte !
_ Oups... j'ai complètement oublié de ranger. Désolé, je suis un peu dans la lune en ce moment.
_ Et bien tant que tu ne seras pas de retour sur terre, tu seras interdit d'accès à ma cuisine. Sur ce j'y vais, j'ai un dessert à finir. Annonça t-il en sortant.
_ Il... Il à l'air gentil. Commença Tom.
_ Il l'est. Mais il est un peu surexcité à chaque fois que quelqu'un vient manger ici. C'est à ces moments qu'il se surpasse. Vous allez voir. Donnez-moi vos assiettes. Merci. Alors qu'avons nous de bon ? »

Point de vue Simone

Je ne sais pas quoi penser de Mathieu. Il me paraît sympathique, mais son attitude vis à vis du maître est anormal. Pourquoi lui parle t-il ainsi ? À tous les coups, c'est Bill qui lui a demandé de faire cela pour me tromper. Je ne lui ferais pas le plaisir de tomber dans le piège. Je vais tout faire pour qu'il pense que j'ai confiance en lui, mais dès qu'il aura le dos tourné, je montrerai à Tom quel homme il est en réalité et nous nous sauverons. Pour le moment, j'ai faim, j'y réfléchirai plus tard.

Point de vue Bill

Le repas était succulent comme d'habitude. Nous sommes en train de finir le dessert; une tarte meringuée au citron. Tiens je crois que Tom commence à fatiguer. Il faut que je lui parle avant qu'il ne s'endorme.
« Tom, il faut que je te parles.
_ Oui qu'est ce qu'il se passe ? Demanda t-il en baillant.
_ En fait, c'est simple. À partir de demain, il faut que je retourne travailler.
_ Tu veux m'abandonner...
_ Bien sur que non Tom, mais je dois travailler, cela fait plus de deux semaines que je reste ici. Et puis tu n'es plus seul, ta mère est là, n'est-ce pas Simone ?
_ Pour sur, Tom ce n'est pas grave si le maî..
_ Ne m'appelez pas « maître ». Simone je ne le suis pas. Bill me suffit.
_ Comme vous voulez. Donc je disais que ce n'était pas grave si « Bill » n'était pas là. Puisque nous avons beaucoup de temps a rattraper ensemble.
_ D'accord, nous t'accompagnons. Arrivée devant sa chambre, Tom souhaite une bonne nuit à sa mère qui regagne rapidement sa chambre. J'allais faire de même quand Tom.
« Je... je ne veux pas que tu partes. Si c'est à cause du baisé, ça ne se reproduira plus jamais, mais ne part pas.
_ Tom je ne compte pas t'abandonner. Je reviendrais tous les soirs, mais il faut que je travaille. Mais surtout ne va pas croire que je te laisse à cause de ce baisé. Tom je ne vais pas m'enfuir. D'accord ?
_ Oui.
_ Bonne nuit Tom.
_ Bonne nuit Bill. » Je laisse Tom et rentre a mon tout dans ma chambre un sourire au lèvres. Je crois que Tom tient à moi.

# Posté le jeudi 21 mai 2009 03:39

°oO Chapitre 42 Oo°

°oO Chapitre 42 Oo°
Point de vue Bill

Il est six heures, mon réveille vient de sonner. Aujourd'hui, je dois retourner au siège de la société. Je n'en ai vraiment pas envie, mais il faut que j'y retourne pour le bien de tous. Il va falloir que je justifie mes actes de ces dernières semaines, en commençant par ma visite des laboratoires, l'arrêt de toutes recherches dans le laboratoire de Glaonir. L'extraction de Tom de ce même laboratoire, mais surtout mon absence des deux dernières semaines. Il faut que j'y sois d'ici deux heures. J'ai surement des tas de rapports en retard. La journée va être longue.

Point de vue Tom

Je suis si bien là. Pourquoi faut-il que maman veuille absolument que je me lève ? Je ne peux pas dormir encore une heures ou deux ? Pfff... De toutes façons elle ne me laissera pas dormir plus alors autant que je me lève. Avec un peu de chance, Bill n'est pas encore partie. Je cours donc m'enfermer dans la salle de bain en espérant que Bill soit encore là, même si j'en doute un peu. L'eau chaude coule sur moi. Je n'ai toujours pas l'habitude. C'est agréable, mais bizarre. J'attrape une des bouteille de « crème parfumé » et la fait mousser. Je suis entouré de bulles. C'est jolie. Je passe la mousse sur mon corps. Peu a peu une sensation de bien-être m'envahit. Je ferme les yeux pour en profiter, pendant que mes mains caresse mon corps, câlinant des endroits que je n'avais encore jamais explorer. Une image s'impose a mon esprit. C'est Bill. Il me sourit, puis il s'approche de moi et m'embrasse avec douceur comme l'autre jour. Puis ces mains vagabonde sur mon corps, faisant naître en moi des sensations inconnu. Ces mains remontent lentement mes cuisses et arrive a mon entre-jambe qu'il caresse avec délicatesse tout en m'embrassant le coup. Quand une sensation de brulure intense me ramène à la réalité. Tout de suite, mes pensées reviennent sur mes poignets, laissant là l'image que j'avais en tête un instant plutôt. J'avais oublié mes blessures, les pansements se sont décollé laissant les fils à l'air et le contact avec la mousse est douloureux. Je décide donc de stopper la douche et de rincer rapidement mes poignets pour arrêter la brulure qui les parcours. Je décide donc de rallumer l'eau froide pour la passe dessus, mais le jet étant trop fort, la pomme de douche m'échappe des mains et déverse des litres d'eau glacé sur moi. Enlevant aussi bien la mousse que me faisant revenir a un état normal.

Point de vue Simone

J'ai réveillé Tom, il y a plus d'une heure. C'est une vrai marmotte. Il est presque dix heures maintenant. Heureusement que je suis allé le réveiller sinon il dormirait encore à l'heure qu'il est. A t-on idée de dormir aussi longtemps. Il va falloir que je lui rapprenne les bonnes manières, car j'ai l'impression qu'il a tout oublié. En ce moment il est enfermé dans la salle de bain du maître. Il n'a vraiment aucune gène et même si celui-ci lui a donné l'autorisation il n'aurait pas dû, car il attend surement quelques choses en échange. Pour le moment, j'essaye de ne pas y penser. Il faut d'abord que je lui prouve que le maître n'est pas ce qu'il prétend être. Il doit bien y avoir d'autres esclaves dans ce logis. Ils sont surement caché. Ils ont certainement peur du maître. Il faut que je les trouve. Ils sont peut-être dans la cuisine avec ce Mathieu. Mais s'ils sont avec lui, ils n'oseront rien me dire de négatif. Sauf si j'arrive à leur parler seul à seul. Alors que je m'approchais de la cuisine, j'entends des murmures.
« puisque je te le dis ! Ça se voit que le p'tiot est fragile. Billou a intérêt de prendre soin de lui ! Oui, je sais qu'il n'est pas comme son père... non, ce n'est pas pareille... mais puisque je te dis que c'est la mère le danger... tout à fait... elle est persuadé que Bill veut faire du mal a son fils... mais si je te le dis... ça se voit dans ces yeux... je ne sais pas... elle n'a pas l'air... pourquoi ? Mais son regard pardi... son regard... si elle pouvait elle tuerait Bill... ne t'inquiète pas ça n'arrivera pas... je veilles.. »
Je m'approche et décide d'ouvrir la porte. Une dizaine de personnes sont installé dans la cuisine autour d'une grande table. Tous me regarde interloqué. Je vais m'assoir sur l'une des chaises restantes, puis les observe. Il y a autant d'hommes que de femmes. Les femmes ont l'air heureuse. L'une d'elle est assise sur les genoux d'un des hommes. Elle semble épanouie, amoureuse. Ça me rappelle ma jeunesse, quand j'ai rencontré le père de Tom. J'étais heureuse. Puis tout c'est enchaîné. Il a été vendu. Tom est né. Il m'a donné un peu de joie malgré le départ de son père. Puis la chambre. Tom a été vendu. Et maintenant après dix ans me voilà. Assise, en train de regarder un couple qui ne sais pas encore ce qu'il l'attend. Dans quelques années, ils me comprendront, ou peut-être même avant. Tout à coup une voix me fait sortir de mes pensées. C'est Mathieu qui vient de prendre la parole.
« Madame, je sais que vous n'avez aucune confiance en Bill et que c'est pour cela que vous êtes là, mais vous devez comprendre qu'il ne fera rien à Tom. Il l'aime autant que chacun de nous. Il ne lui fera pas de mal. Commença t-il.
_ Je n'ai pas confiance en vous non plus, monsieur. Vous me semblez bien trop proche du maître pour être innocent. Répliquai-je.
_ Je suis proche de lui, car je m'en occupe depuis la mort de sa mère puisque son père n'en avait jamais le temps et c'était mieux ainsi. C'est pourquoi je ne supporterai pas d'avantage que vous mettiez en doute sa gentillesse. Dit-il sèchement avant de sortir de la cuisine.
_ Je...
_ Ce n'est pas grave, il va se calmer. Vous ne pouviez pas savoir. Il considère Bill comme son fils même s'il ne le dit pas. Bon, puisque vous voulez tout savoir de Bill avant de savoir si vous lui faite confiance ou non. Posez nous vos questions. M'explique une des femmes présente.
_ J'aimerai savoir s'il attend quelques choses de Tom ?
_ Je penses que oui. Il cherche un ami. Le seul.
_ Comment ça un ami ? Il cherche plutôt quelqu'un pour assouvir ses pulsions !
_ Vous n'y êtes pas du tout madame. Bill n'attend rien de ce genre. Tout ce qu'il souhaite c'est avoir quelqu'un de son âge à parler et qui ne se servira pas de ce qu'il dira contre lui. Et puis s'il attendait ce que vous pensez de Tom, il l'aurait déjà fait. En deux semaines il avait plus que le temps et ne se serait pas ennuyé a vous rechercher. Et puis pourquoi s'en prendre à Tom, mais a aucun d'entre nous. Franchement il ne ferai jamais une tel chose. Depuis que son père est mort nous vivons beaucoup mieux. Il a mis fin a toutes les inégalités qui avait lieu ici. Nous ne sommes plus des esclaves, mais des membres de sa famille. Dont vous faites vous aussi partie à présent. Vous devriez allé vous occupé de Tom, il doit s'ennuyer là haut.
_ Très bien, merci. » finis-je en quittant la pièce. Je ne sais pas très bien quoi penser de ce que j'ai entendu, mais j'ai l'impression que je me suis trompé sur Bill. Pourtant je ne peux pas me résoudre à lui faire confiance. Il me faudra beaucoup de temps et surtout il faudra que je m'explique avec lui pour être sur de sa bonne foi. Je ne veux pas que mon Tomi souffre à cause de lui.

Point de vue Bill

Me voilà arrivé. J'ai une réunion dans quelques minutes. Tout le monde est déjà là. Je les ai vu rentré dans la salle. Ils m'attendent au tournant. Je me dirige vers la salle de conférence et entre. Dès cet instant les murmures se stoppent et ils me regardent avec un mépris évident. Bon allé Bill. C'est juste un mauvais moment à passer.
« Quoi de nouveau depuis deux semaines ? Demandai-je en allant m'assoir à ma place attitré.
_ Alors c'est comme ça que cela se passe ! Tu disparais pendant plusieurs semaines après avoir fait des actes insensé puis tu reviens comme une fleur et tu nous demandes ce que tu as raté ! Tu te payes notre tête !
_ Houla, déjà tu ne me tutoie pas Friedrich. Non, mais c'est ma société. Je suis peut-être plus jeune, mais c'est moi qui décide. Et vous n'avez rien à y redire. Si j'ai envie de prendre des vacances je le fais et je n'ai pas à me justifier. Bon, maintenant je réitère ma question. Que c'est-il passé de nouveau depuis deux semaines ? » Ils sont sidéré.
_ Je... nous...
_ Bon alors !
_ Nous avons passé notre temps, a rattraper les dégâts causé par vos visites des laboratoires...
_ J'espère que vous n'avez pas ré-autorisé les recherche du laboratoire de Glaonir. J'ai suspendu toutes leurs activités.
_ Nous avons géré vos actions comme nous l'avons pu, mais nous voulons des explications.
_ Je n'ai pas a me justifier, mais je vais vous donner une de mes raisons. En visitant les laboratoires, j'ai été frappé par la vétusté des lieux et leur insalubrités. Je ne comprends pas comment ils peuvent espérer avoir des résultats. Où passe les millions de financement ? Qui utilise cet argent ? Et où est-il passé ? Je trouverai et à partir de maintenant je surveillerai toutes les dépenses. Ce n'est pas parce que mon père est mort que vous pouvez agir comme bon vous semble. Je suis là et je vous en empêcherai » déclarais-je en quittant la salle de réunion. Les laissant perdu devant ma réaction.

Point de vue extérieur

Quelques minutes se sont écoulés depuis qu'un jeune homme ténébreux est sortie de cette pièce. Pourtant aucun mots n'est prononcé. Petit à petit les personnes présente sorte de leur mutisme et les conversation reprenne plus virulente que jamais. Finalement, après une longue réflexion, tous se sont mis d'accord sur ce qu'il devait faire face à un certain Bill.
À quelques kilomètres de là, dans une chambre, un jeune homme attend impatiemment le retour de son maître, son seul et meilleur ami.

# Posté le mercredi 03 juin 2009 14:35