Point de vue Bill
Cette scène est attendrissante. Je suis là, à les regarder depuis une dizaine minutes. Je n'ose briser cet instant de paix, mais mon estomac en a décidé autrement. Mon ventre gargouille et se bruit fait sursauter Simone. Je m'excuse en souriant, sourire qu'elle me rend. Nous regardons Tom un instant que je lui fasse signe de venir. Nous sortons silencieusement de la chambre pour ne pas le réveiller. Puis je lui propose de lui monter sa chambre en attendant que le repas soit prêt. Elle acquiesça, comme a tout ce que lui dit. Je crois qu'elle n'a pas compris, qu'ici elle n'est plus une esclave. Il faut que je lui explique.
« Vous savez Simone, ici, vous n'êtes plus une esclave. Vous êtes simplement la mère de Tom. Je ne vous demanderais rien à part une chose... vous occupez de Tom. Il a besoin d'amour. Je ne sais pas exactement ce qui lui est arrivé, mais vu l'état dans lequel je l'ai trouvé. Il a du beaucoup souffrir. Je ne sais pas combien de temps il lui faudra pour s'en remettre, s'il s'en remet. Expliquai-je.
_ Je sais cela. Il ne m'en a pas parlé, mais ça se sent. Je le ressent...
_ Je n'en ai pas douté.
_ Pourtant une chose me perturbe. Pourquoi faite vous cela ? Pourquoi vous souciez-vous autant de Tom ? Pourquoi êtes-vous venu me chercher ? Pourquoi ?
_ C'est simple. J'ai toujours eu horreur des inégalités et des discriminations. Une excuse facile, me direz-vous. De plus je fais partie des « sélectionnés », ce qui pour vous ne doit pas jouer en ma faveur, mais le fait est que je ne supporte pas les autres « sélectionnés », leur air suffisant, leur fausse courtoisie et leur prétention. Tout en eux m'exaspère. Vous ne me croyez pas, n'est-ce pas ? Je ne vous en veux pas, vous ne me connaissez pas. Personne ne me connait... Bref, avec tout cela je ne vous ai pas encore montré la chambre. » Finis-je en lui faisant signe de rentrer. Je la suivis calmement dans la chambre. J'éspère qu'elle lui plait. C'était la chambre de ma mère. Enfant j'y venait souvent, jusqu'au jour ou mon père a décidé qu'être triste pour ma mère c'était être faible. Ce jour-là, il a fait changer tous les meubles et jeter ses affaires. Tout ce que j'ai pu sauver du haut de mes six ans. J'en ai fait faire des doubles dès que j'ai pu agir seul. Et maintenant elle ne me quitte plus. Cette photo m'est si précieuse que l'originale se trouve dans mon coffre fort. Il n'est pas question que quiconque puisse la détruire.
Point de vue Simone
Je viens d'entrer dans la chambre. C'est une chambre assez simple, mais c'est l'une des plus belle que j'ai pu voir avec celle qu'occupe Tom. Les murs sont d'un gris perle qui contraste avec le turquoise du couvre lit. Une fenêtre se trouve en face du lit, mais contrairement à la chambre de Tom, on ne voit pas l'entrée de la propriété. Il y a de grands parterres de fleurs entourant une pièce d'eau.
Même chez mon maî... mon ancien maître. Il n'y avait pas d'aussi belle chambre. Ce n'est pas possible qu'elle soit pour moi. Quoique dise mon maître, il attend obligatoirement quelques choses en échanges. Je n'ai pas confiance en lui. J'irais demandé aux autres esclaves la vérité, eux me la donnerons. Je remercie mon maître, puis nous retournons réveiller Tom pour aller dîner.
Point de vue Bill
Nous voilà devant la porte de la chambre de Tom. Simone ouvre doucement la porte et entre en silence. Elle se dirige rapidement vers le lit. Elle s'assoit et se met a caresser le visage de Tom délicatement, puis l'embrasse sur la joue. Tom cligne des yeux et sursaute en sentant la main de Simone lui balayer le visage. Quelques secondes s'écoulent avant qu'il ne se rende compte qu'il s'agit de sa mère et qu'il demande :
« Qu'est-ce qui se passe ?
_ On va aller dîner mon chéri.
_ Ah... D'accord, je... j'arrive. Murmure t-il.
C'est exactement comme je l'imaginais, Tom veut faire plaisir a sa mère, alors il vient manger avec nous. Nous partons donc nous installer dans la salle à manger. J'ai demandé un repas copieux, car Tom est assez faible en raison du sang qu'il a perdu. Quant à Simone, son état impose qu'elle mange bien, ce qui ne devait pas être le cas chez Florian. Une fois installé, il ne fallut que quelques minutes avant que Mathieu entre avec une énorme marmite dans les bras. Une odeurs délicate empli alors la pièce.
« Que nous as tu préparé de bon aujourd'hui, Mathieu ?
_ Ah... Ah... mon petit Bill t'es toujours aussi curieux. Je ne te dirais rien. Tu connais les règles c'est à toi de trouver. C'est à toi de trouver ! Répondit-il gaiement.
_ Pff... Toujours la même chose. Oh... j'allais oublier, je te présente Tom. Je n'ai pas eu l'occasion de te le présenter plutôt. Et voici sa mère Simone.
_ Enchanté de vous rencontrer, madame. Tom heureux de te voir enfin. Moi c'est Mathieu, je suis cuisinier, ici depuis 14 ans. Tom, tu sais que tout le monde c'est inquiété pour toi aujourd'hui. T'as intérêt à manger une bonne assiette pour reprendre des forces. Et toi petit Bill, tu ne t'approches plus de ma cuisine. Tu me la laissé dans un état, t'as pas honte !
_ Oups... j'ai complètement oublié de ranger. Désolé, je suis un peu dans la lune en ce moment.
_ Et bien tant que tu ne seras pas de retour sur terre, tu seras interdit d'accès à ma cuisine. Sur ce j'y vais, j'ai un dessert à finir. Annonça t-il en sortant.
_ Il... Il à l'air gentil. Commença Tom.
_ Il l'est. Mais il est un peu surexcité à chaque fois que quelqu'un vient manger ici. C'est à ces moments qu'il se surpasse. Vous allez voir. Donnez-moi vos assiettes. Merci. Alors qu'avons nous de bon ? »
Point de vue Simone
Je ne sais pas quoi penser de Mathieu. Il me paraît sympathique, mais son attitude vis à vis du maître est anormal. Pourquoi lui parle t-il ainsi ? À tous les coups, c'est Bill qui lui a demandé de faire cela pour me tromper. Je ne lui ferais pas le plaisir de tomber dans le piège. Je vais tout faire pour qu'il pense que j'ai confiance en lui, mais dès qu'il aura le dos tourné, je montrerai à Tom quel homme il est en réalité et nous nous sauverons. Pour le moment, j'ai faim, j'y réfléchirai plus tard.
Point de vue Bill
Le repas était succulent comme d'habitude. Nous sommes en train de finir le dessert; une tarte meringuée au citron. Tiens je crois que Tom commence à fatiguer. Il faut que je lui parle avant qu'il ne s'endorme.
« Tom, il faut que je te parles.
_ Oui qu'est ce qu'il se passe ? Demanda t-il en baillant.
_ En fait, c'est simple. À partir de demain, il faut que je retourne travailler.
_ Tu veux m'abandonner...
_ Bien sur que non Tom, mais je dois travailler, cela fait plus de deux semaines que je reste ici. Et puis tu n'es plus seul, ta mère est là, n'est-ce pas Simone ?
_ Pour sur, Tom ce n'est pas grave si le maî..
_ Ne m'appelez pas « maître ». Simone je ne le suis pas. Bill me suffit.
_ Comme vous voulez. Donc je disais que ce n'était pas grave si « Bill » n'était pas là. Puisque nous avons beaucoup de temps a rattraper ensemble.
_ D'accord, nous t'accompagnons. Arrivée devant sa chambre, Tom souhaite une bonne nuit à sa mère qui regagne rapidement sa chambre. J'allais faire de même quand Tom.
« Je... je ne veux pas que tu partes. Si c'est à cause du baisé, ça ne se reproduira plus jamais, mais ne part pas.
_ Tom je ne compte pas t'abandonner. Je reviendrais tous les soirs, mais il faut que je travaille. Mais surtout ne va pas croire que je te laisse à cause de ce baisé. Tom je ne vais pas m'enfuir. D'accord ?
_ Oui.
_ Bonne nuit Tom.
_ Bonne nuit Bill. » Je laisse Tom et rentre a mon tout dans ma chambre un sourire au lèvres. Je crois que Tom tient à moi.