°oO Chapitre 19 Oo°

°oO Chapitre 19 Oo°
Point de vue Tom

Cela fait maintenant une semaine que je suis ici. Pour le moment tout va bien. Je ne sors pratiquement pas de ma chambre, j'ai peur de ce qui pourrait m'arriver. Je refuse de parler depuis l'autre jour. J'ai peur de sa réaction s'il apprend la vérité.
Tous les jours à la même heure, Bill frappe à ma porte. Il entre les bras chargés d'un plateau. Au moment même où il ouvre la porte, je me cache sous la couette. Je n'ai toujours pas confiance en lui. La première fois que j'ai fait cela il a paniqué, croyant que je m'étais enfui. Je n'ai pas vu ce qu'il faisait, car j'étais toujours caché, mais je l'avais entendu dire à quelqu'un de fouiller le parc pour me retrouver. Son ton était dur et sans appel, un peu comme celui qu'il avait eu au laboratoire, mais avec quelque chose de différent. Je ne serais dire quoi. Il s'était assis sur le lit, ne m'ayant toujours pas remarqué. Et s'était étalé de tout son long, ce que je n'avais pas prévu. Quand je l'avais senti tomber sur moi, je n'avais pas pu retenir un petit cri. Je ne savais pas s'il m'avait entendu ou s'il m'avait senti sous lui, toujours est-il qu'il s'était relevé tout aussi vite qu'il s'était couché, en attrapant les couvertures au passage. Bill me vit alors. J'étais recroquevillé sur moi-même. Je ne bougeais pas, espérant qu'il ne me touche pas. Les larmes coulaient le long de mes joues. Je ne savais pas quoi faire. De longues minutes de silences passèrent jusqu'à ce que Bill se décide à prendre la parole. Il me parla avec une voix toute autre que celle qu'il avait employée quelques minutes plus tôt. Sa voix était douce et calme. Cette voix me donnait envie de lui faire confiance, mais je ne veux plus. La confiance est quelque chose de trop précieux pour que je la donne à quiconque. Je m'étais calmé peu à peu. Il m'avait donné mon plateau. C'était encore quelque chose que je ne connaissais pas. Il m'avait dit que c'était « un steak ». Ça avait une forme et une couleur bizarre, on aurait dit une semelle de chaussures comme celles que j'ai recousues chez la vieille dame. À côté il y avait des espèces de serpents verts, bill m'avait dit que c'était des « haricots verts » quand je les eus mangés j'avais trouvé ça très bizarre, comme le steak. Il y avait un jus rouge qui en sortait, je crois que c'était du ketchup. Mais il était bizarre. Il avait un goût un peu salé et son odeur était métallique comme celle du sang. Ça ne pouvait pas être du sang ? J'espère que non. Sinon ça voudrait dire que Bill a prévu de me manger. Voilà, encore une raison de ne pas lui faire confiance.
En ce moment je suis à ma fenêtre. Je regarde le jardin, il est très joli. Il ressemble un peu a celui de mon enfance, quand j'étais encore avec ma mère. Mais ce n'est pas possible. J'aimerais tellement revenir en arrière, retourner jouer dans les jardins, entre les draps quand il y avait du vent, aider ma mère dans ses corvées quotidiennes. Pourtant, je sais que ça n'arrivera jamais. Je suis chez Bill et je ne serai jamais libre. En parlant de Bill. Je ne sais plus quoi penser de lui. Par moment j'ai l'impression que je peux lui faire confiance, mais la seconde d'après c'est tout le contraire.
Il arrivera dans un peu plus d'une heure. C'est pour cela que je suis levé. Sinon je serai toujours sous ma couette. Mais j'ai encore du temps avant qu'il arrive. Je vais aller me doucher en attendant.
Je me retourne et tombe nez a nez avec Bill.

Point de vue Bill

Je suis persuadé que Tom se met sous la couette lorsqu'il m'entend arriver, ou qu'il voit que l'heure à laquelle je viens approche. Donc aujourd'hui je vais le surprendre. J'ai décidé d'aller dans sa chambre plus tôt. Je lui ai préparé une surprise. J'espère que ça lui plaira et qu'il ne le prendra pas mal. Je m'en veux tellement depuis la semaine dernière. Je lui ai crié dessus alors qu'il n'avait rien fait, simplement pour avoir des informations. Je suis véritablement un idiot. Comment je veux qu'il me fasse confiance si je lui crie dessus ? En ce moment je me dirige vers sa chambre. J'arrive devant sa porte. Je l'ouvre le plus silencieusement possible, j'entre et le vois dos à moi, regardant par la fenêtre.

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je voudrai dire un grand merci a celle qui me corrige

# Posté le samedi 13 septembre 2008 12:02

Modifié le dimanche 11 janvier 2009 06:09

Chapitre 20

Chapitre 20
Point de vue Tom

Bill est devant la porte et me regarde avec attention. Il attend ma réaction, il me sonde. Je le dévisage. Il est en avance. Pourquoi est-il déjà là ? Il veut me faire du mal, j'en suis sûr. Qu'est ce que je peux faire pour éviter ça ? Pourquoi ne me suis-je pas caché plus tôt ? Pourquoi je ne l'ai pas entendu arriver ? Maintenant c'est trop tard, je vais de nouveau souffrir. Pourquoi c'est toujours moi qui souffre ? Pourquoi je ne suis jamais heureux ? Pourquoi ?
Bill m'observe toujours. Je ne sais pas quoi faire. J'ai peur que le moindre de mes mouvements le fasse réagir. Je n'ose pas tenter quoique se soit. La peur me paralyse. Je me fais pitié. Je ne suis qu'une chose, inutile, détruite et apeurée. Bill finit par se décider à bouger. Il avance d'un pas vers moi. Je recule le plus rapidement possible jusqu'à toucher le mur. Je suis pris au piège, à sa merci. Il est là, devant moi. Je ferme les yeux en prévision de ce qu'il va se passer. J'attends les coups, mais rien ne se passe. J'ose entrouvrir les yeux. Je ne m'attendais pas à la scène qui se déroule devant moi. Bill est toujours devant moi, mais son visage est parcouru de larmes. Je ne comprends pas pourquoi il réagit comme ça. C'est la première fois que je vois quelqu'un d'autre qu'un esclave pleurer. Pourquoi pleure t-il ? Il n'a pas de raisons valables. Il a une belle vie, personne ne lui a jamais fait de mal. Il peut faire tout ce qu'il lui plaît s'en avoir à s'inquiéter des conséquences. Il a tout pour être heureux. Je n'ose pas bouger. Je suis tellement surpris par ses réactions, il serait capable de me frapper au moindre mouvement. Je ne veux pas qu'il me tape.

Point de vue Bill

Tom a peur de moi. Je le vois. Pourquoi ai-je crié sur lui ? Je lui fais aussi peur voir plus que les médecins. Je suis aussi monstrueux qu'eux. Je sens des larmes couler le long de mes joues. Ce n'était vraiment pas une bonne idée de venir plus tôt. J'aurais dû lui laisser plus de temps. Je vais trop vite. Qu'est-ce que j'espérais ? Qu'il me tombe dans les bras en me voyant ? Plus le temps passe plus j'ai besoin qu'il me fasse confiance. Je sais que c'est bizarre puisqu'on ne se connaît pas vraiment, mais je sais que je peux avoir confiance en lui. C'est sûrement le seul pour qui je ressens ça. Peut-être qu'un jour je pourrai me confier à lui. Je sais que la seul personne à qui je me confierai ne sera pas un de mes « amis » qui ne sont là que parce que j'ai hérité de mon père. Ce sont tous des profiteurs. Avec Tom c'est différent, je sais que jamais il ne profitera de moi. Il ne comprendrait même pas les intérêts qu'il pourrait tirer d'une amitié avec moi. Et de toute façon jamais Tom n'essayera quoique se soit. Il est toujours là. Il me regarde avec incompréhension. Je sais qu'il se demande pourquoi je pleure, mais il ne me le demandera pas. Il s'obstine à rester silencieux. Si je ne dis rien nous allons rester bloqués dans cette situation très longtemps. J'essuie mes larmes d'un revers de main et me décide à parler.
« Tom, aujourd'hui j'ai une surprise pour toi. On va faire une sorte de jeu tous les deux » à l'entente de ma phrase il se raidit. Qu'est-ce que j'ai dit ? Je ne comprends pas. Je poursuis tout de même.
« tu vas venir avec moi. Tu ne risqueras rien ne t'inquiète pas. Je vais juste te faire découvrir des choses. Tu veux bien me suivre ? » je me retournes et me dirige vers la porte, suivi de loin par Tom qui semble apeuré. Je ne comprends pas pourquoi. Ce que j'ai prévu est tout simplement génial pour lui apprendre des choses. J'espère que ça lui plaira.

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un grand merci a celle qui me corrige encore et toujours

# Posté le samedi 20 septembre 2008 16:35

Modifié le mercredi 04 février 2009 12:29

°oO Chapitre 21 Oo°

°oO Chapitre 21 Oo°
Point de vue Tom

Bill vient de sortir de la chambre. Je le suis de loin. J'ai peur. Je ne sais pas ce qu'il a prévu, mais rien que le fait qu'il s'agisse d'un jeu me fait peur. Ça me rappelle tellement de mauvais souvenirs. Les jeux plus ou moins horribles et douloureux, j'en ai pratiquement essayé tous les mois de nouveaux. Tous mes maîtres ou même les infirmiers ont rivalisé d'imagination. En passant du viol à la torture, en passant par la suppression de traitement si je ne faisais pas ce qu'il m'était demandé, si je ne respectais pas les règles du « jeu ».
Je ne sais pas ce qu'il m'attend, mais ça ne suppose rien de bon. J'imagine que son jeu se veut innovant. S'il pense qu'il est capable de me surprendre il est loin du compte. Il s'arrête devant une porte et se retourne en rougissant vers moi.
Ça y est le moment est arrivé. Il me fait un petit sourire timide avant d'ouvrir la porte et d'entrer. Je le suis et referme la porte derrière moi avant de me retourner. Je suis paralysé par ce que je vois. Rien de ce que j'avais imaginé n'est présent dans cette pièce. Ce n'est ni une chambre, ni un laboratoire, ni une salle de torture. Il n'y a aucun objet dangereux, rien, je ne comprends rien.
En face de moi se dresse une table sur laquelle se trouve toutes sortes de choses. Différentes couleurs s'étalent sur celle-ci: argenté, rouge, jaune, vert, blanc, noir... des odeurs sucrées, salées, amères, métalliques... mais aussi des aspects totalement opposés : rond, plat, âpre... Je me retourne vers lui. Il me sourit. Il doit avoir vu mon trouble puisque son sourire disparaît pour laisser place à une mine inquiète. Il a sûrement peur que je me doute de quelque chose. Il reprend très vite contenance, s'approche de moi, mais avant même que j'aie esquissé un geste il s'est reculé et a commencé à parler.
« Tom, je ne vais rien te faire. Je m'excuse pour ce que je t'ai dit l'autre jour. Je n'aurais pas dû crier. J'ai été idiot. Je m'en veux vraiment beaucoup et je ne veux pas que tu aies peur de moi pour cette raison. »
Il s'arrête et me regarde quelques secondes attendant une quelconque réaction qui ne tarda pas à venir. Un fin sourire s'était dessiné sur mon visage pour s'effacer très vite malgré la peur que je ressens ses paroles me touchent. J'ai toujours l'espoir au fond de moi qu'il ne soit pas comme je le redoute tellement, mais je sais que ce n'est qu'un espoir vain. Je regarde dans sa direction et remarque qu'il est à côté de la table. Il regarde ce qui y est présenté pendant plusieurs minutes avant de reprendre la parole.
« Je sais que tu ne connais pas beaucoup de choses en dehors des laboratoires, mais ce n'est pas un reproche tu sais. Je suis conscient que tu n'as pas eu une vie facile. C'est pourquoi à partir de maintenant je vais t'apprendre le plus de choses possibles pour rattraper ce que tu n'as jamais pu découvrir. Je présume que tu ne reconnais pas ce qu'il se trouve sur la table. Alors, aujourd'hui j'ai décidé qu'au lieu de t'apporter un nouveau plat tous les jours tu vas choisir ce que tu souhaites manger. Il y a du poisson ; de la raie, des soles, du lieu, du colin... des fruits et des légumes tels que des tomates, des carottes, des poireaux, des pommes, des fraises... mais aussi de la viande ; boeuf, porc, veau... c'est à toi de choisir »
Je le regarde avec étonnement. Si je m'attendais à ça. Je m'approche de la table et observe toutes les possibilités qui s'offrent à moi. Comment choisir il y en a tellement. J'opte finalement pour de gros rond plein de terre. Je ne veux pas devoir quoique ce soit à Bill. Si c'est couvert de terre ça ne doit pas valoir beaucoup. Bill me sourit il a l'air content de mon choix. Je m'approche de ce qu'il m'a dit être du poisson et en choisis un rose orangé qui m'attire depuis le début. Je montre mon choix à bill qui me sourit et part chercher un gros livre. Il revient quelques instants plus tard et me montre ce que je pense être une recette. Il me montre une ligne soulignée, mais je ne comprends rien. Je ne sais pas s'il sait que je ne sais ni lire n'y écrire. De toute manière à quoi ça aurait servit de m'apprendre cela? C'était même dangereux que je sache lire et écrire.
Je le regarde attendant qu'il me parle. Il lui faut quelques secondes pour se rendre compte qu'il y a un problème.
« Tom, tu ne sais pas lire ? » je lui fais signe que non. Il me regarde comme s'il ne s'y attendait pas. « Ce n'est pas grave, tu apprendras. Enfin bref pour ce qui est de notre repas je te propose « une truite au beurre de truffes » c'est délicieux ! Tu vas adorer »
Je le regarde les yeux pleins d'étoiles. Il va m'apprendre à lire. Il n'est pas si monstrueux. Je me suis peut-être trompé sur son compte.

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un grand merci a celle qui me corrige encore et toujours

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 13:57

Modifié le mercredi 04 février 2009 12:31

°oO Chapitre 22 Oo°

°oO Chapitre 22 Oo°
Point de vue Tom

Je suis en train de couper en petits morceaux les champignons. Je me sens en sécurité. Ce n'est pas que j'ai confiance en Bill, mais je sais qu'à cet instant il ne me fera rien. C'est sûrement le fait que je tienne un couteau entre mes mains qui me fait penser ça. Bill quant à lui est en train d'étaler ce qui ressemble à un gros savon dans un plat. Je ne savais pas que l'on pouvait manger du savon. C'est bizarre, mais il doit savoir ce qu'il fait. Il revient près de moi et voyant que je viens de terminer de couper les champignons, les met dans une toute petite marmite. Au fil des secondes leur couleur change. Bill y ajoute autre chose. Je ne sais pas ce que s'est, mais ça doit lui rappeler des mauvais souvenirs parce qu'il a pleuré en le coupant. Une fois cuit il éteint le feu avant de rajouter un liquide blanc assez épais à la préparation. J'espère que ce n'est pas ce que je pense sinon je ne mange pas. Maintenant Bill garnit le poisson de notre crème. Une fois fait il met le tout dans le plat et au four. Bill se mit à couper le gros savon en morceau avant de le mettre dans une marmite avec les trucs pleins de terre que j'avais lavés. Ça sent bon. Une sonnerie résonne dans la pièce et Bill se dirige vers le four et en sort le poisson. Il prend deux assiettes et en met un dans chaque avant de mettre le savon fondu dessus. Il pose le tout sur la table et me fait signe de m'asseoir. Ce que je fais. Il me fait signe de commencer à manger. C'est vraiment différent de tout ce que je connais. Le goût est bizarre, mais agréable. Je trouve ça tellement bon que sans m'en rendre compte j'accélère. J'ai pratiquement fini mon assiette quand je suis pris d'un haut le c½ur. Je me lève le plus rapidement possible et réussis à atteindre l'évier avant de vomir tout ce que j'ai englouti. Je sens une main me tenir les cheveux et une autre me masser le dos. Je finis par arrêter de vomir après plusieurs minutes. Je me redresse doucement, me retourne et me laisse tomber parterre en pleurant. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Ce n'est pas normal, je ne vomissais plus depuis que je m'étais échappé du laboratoire. Je ne prends plus de médicaments donc ça ne peut pas être un effet secondaire. A moins que Bill en ait mis dans la nourriture. Ça y est je doute. Bill aurait-il fait ça ? Il m'a dit que je pouvais avoir confiance en lui et même si ce n'est pas le cas il ne prendrait pas le risque de tout gâcher, enfin j'espère. Je sens une main sur ma joue. Ça y est je recommence à trembler. Pourquoi est-ce à moi que ça arrive ? N'ai- je pas le droit à une vie comme les autres ? J'en ai marre de souffrir. Je finis par lever les yeux vers Bill, il me regarde calmement en me caressant la joue. Je ne sais pas pourquoi, mais je me calme peu à peu. Il s'assoit à côté de moi. On reste comme ça assis dos au placard pendant plusieurs minutes, il ne parle pas. Je sens qu'il a envie de parler, mais qu'il n'ose pas. Je tourne donc la tête vers lui. Il paraît soucieux. Il fixe le mur en face. Je me demande à quoi il pense. Je me mets moi aussi à fixer le mur. Puis au bout de quelques minutes, j'entends renifler. Je dirige mon regard vers la source de ce bruit et je vois Bill pleurer. Je ne comprends pas pourquoi il pleure. Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Il tourne la tête vers moi et répond à ma question muette.
« Ne t'inquiète pas Tom, tu n'as rien fait de mal. Le fait que tu aies vomi est normal. Tu as mangé beaucoup trop et trop vite. Ton organisme n'y est pas habitué, mais bientôt ça n'arrivera plus. Et si je pleure c'est simplement parce que je me rends compte qu'une partie des souffrances que tu as vécues sont en partie liées à moi. Tu as tellement souffert. Tu ne m'as rien dit, mais cela se voit. Et la peur qui se lie sur ton visage à chaque fois que je m'approche de toi, ne cesse de me le rappeler. Mais je te promets que jamais plus je ne te ferai de mal, même malgré moi. Je ne veux plus que qui que se soit te fasse souffrir. Je sais que tout ce que je dis doit te paraître faux, mais je te promet qu'un jour tu auras confiance en moi. Comme moi j' ai confiance en toi...
_ merci » [size]

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# Posté le lundi 06 octobre 2008 14:05

Modifié le mercredi 04 février 2009 12:34

°oO Chapitre 23 Oo°

°oO Chapitre 23 Oo°
Point de vue Tom

Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. J'ai agi sur un coup de tête. Maintenant, il va penser que je lui fais confiance. Mais je ne peux pas, c'est beaucoup trop tôt. Dès qu'il m'a entendu, il s'est retourné vers moi avec étonnement. Il s'approche petit à petit de moi. Je ne bouge pas, j'attends ce qu'il va arriver. Il lève un bras, je ne bouge pas. J'ai peur. Je ferme les yeux. J'espère juste que Bill ne me fera pas de mal. Ma respiration accélère, mon coeur bat la chamade. Tout à coup je sens une main sur mon épaule. Mes yeux se crispent. Je ne veux pas savoir ce qu'il va se passer. Cette main me procure de doux frissons, je me sens tellement bien. Je ne comprends pas comment des mains me font tant de bien. Cela fait plusieurs minutes que nous sommes ainsi, immobiles. La main de Bill est toujours sur mon épaule. Je n'ose aucun geste. Peu à peu je me détends. Je me sens tellement serein. Je sais qu'à cet instant rien ne peut m'arriver. C'est une sensation étrange. J'ai l'impression que rien ne peut m'atteindre. C'est comme si j'étais enfin en accord avec moi-même. Je sens mes yeux se fermer tout doucement. Je lutte pour rester éveiller, mais la fatigue à raison de moi et je me sens sombrer peu à peu...

Point de vue Bill

Tom vient de s'endormir. J'ai vraiment eu peur pour lui. Le voir vomir et pleurer sans pouvoir faire quoi que ce soit est vraiment dur à supporter. Je m'inquiète vraiment pour lui. Je ne sais toujours pas ce que les médecins lui ont fait. Même les sanctions disciplinaires que je leur impose ne les font pas fléchir. Je n'ai pas la moindre piste à part cette rumeur dont m'a fait par le médecin qui a examiné Tom il y a une semaine. J'espère vraiment que ce n'est qu'une rumeur. S'il s'agit de la vérité, je ne sais pas comment il a pu survivre. Rien que les opérations qu'il aurait subie aurait pu le tuer sans difficultés. Et le fait de vouloir créer un homme capable de concevoir est monstrueux même si un enfant est le plus beau cadeau du monde. Je leur en veux tellement à tous. Plus j'y pense et plus cette rumeur est probable. Tout concorde. Les cicatrices sur le ventre comme si on lui avait greffé un utérus et des ovaires. Mais aussi cette cicatrice à la base de sa nuque. D'après mes recherches elles seraient peut-être dues à une intervention sur une partie du système nerveux comme le complexe hypotalamo-hypophysaire. Si toutes mes hypothèses sont exactes, Tom est le seul homme sur terre à pouvoir donner naissance à un enfant. Je ne sais pas s'il le sait, mais ça doit être extrêmement perturbant de savoir que l'on est unique, que des centaines de personnes rêvent de t'observer sous toutes les coutures et de t'ouvrir pour t'examiner de plus près. Dans un tel cas je pense que mes réactions seraient bien plus violentes que celles de Tom. Je pense que je me serais suicidé ou au moins j'aurais essayé. Mais c'est sûr que je ne laisserais personnes me toucher et que je ne parlerais plus. J'aurais sûrement tué tous ceux qui auraient essayé de me toucher. Ceux qui ont eu l'idée d'un tel projet et qui l'ont probablement réalisé sur Tom, sont pires que tous et méritent de mourir. Ils ne devraient pas être supérieurs au non-sélectionnés. Ils devraient être à leur place. Ils ne méritent aucune pitié, ce sont des monstres. Mais par-dessus tout j'en veux à mon père d'avoir autorisé un tel projet. Mais plus j'y pense plus je comprends ce qui l'aurait poussé à de tels extrémités. Il n'a jamais supporté le fait que je sois homosexuel et qu'avec moi s'éteigne notre famille. Je présume qu'à travers ce projet il comptait faire perdurer sa lignée. Si seulement il savait le mal qu'il a causé. Il a bien fait de mourir avant que je découvre toutes les horreurs qu'il a cautionnées, sinon je pense que je l'aurais tué de mes propres mains. C'est un monstre, je le hais.

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# Posté le vendredi 10 octobre 2008 15:15

Modifié le mercredi 04 février 2009 12:38