Cela fait maintenant une semaine que je suis ici. Pour le moment tout va bien. Je ne sors pratiquement pas de ma chambre, j'ai peur de ce qui pourrait m'arriver. Je refuse de parler depuis l'autre jour. J'ai peur de sa réaction s'il apprend la vérité.
Tous les jours à la même heure, Bill frappe à ma porte. Il entre les bras chargés d'un plateau. Au moment même où il ouvre la porte, je me cache sous la couette. Je n'ai toujours pas confiance en lui. La première fois que j'ai fait cela il a paniqué, croyant que je m'étais enfui. Je n'ai pas vu ce qu'il faisait, car j'étais toujours caché, mais je l'avais entendu dire à quelqu'un de fouiller le parc pour me retrouver. Son ton était dur et sans appel, un peu comme celui qu'il avait eu au laboratoire, mais avec quelque chose de différent. Je ne serais dire quoi. Il s'était assis sur le lit, ne m'ayant toujours pas remarqué. Et s'était étalé de tout son long, ce que je n'avais pas prévu. Quand je l'avais senti tomber sur moi, je n'avais pas pu retenir un petit cri. Je ne savais pas s'il m'avait entendu ou s'il m'avait senti sous lui, toujours est-il qu'il s'était relevé tout aussi vite qu'il s'était couché, en attrapant les couvertures au passage. Bill me vit alors. J'étais recroquevillé sur moi-même. Je ne bougeais pas, espérant qu'il ne me touche pas. Les larmes coulaient le long de mes joues. Je ne savais pas quoi faire. De longues minutes de silences passèrent jusqu'à ce que Bill se décide à prendre la parole. Il me parla avec une voix toute autre que celle qu'il avait employée quelques minutes plus tôt. Sa voix était douce et calme. Cette voix me donnait envie de lui faire confiance, mais je ne veux plus. La confiance est quelque chose de trop précieux pour que je la donne à quiconque. Je m'étais calmé peu à peu. Il m'avait donné mon plateau. C'était encore quelque chose que je ne connaissais pas. Il m'avait dit que c'était « un steak ». Ça avait une forme et une couleur bizarre, on aurait dit une semelle de chaussures comme celles que j'ai recousues chez la vieille dame. À côté il y avait des espèces de serpents verts, bill m'avait dit que c'était des « haricots verts » quand je les eus mangés j'avais trouvé ça très bizarre, comme le steak. Il y avait un jus rouge qui en sortait, je crois que c'était du ketchup. Mais il était bizarre. Il avait un goût un peu salé et son odeur était métallique comme celle du sang. Ça ne pouvait pas être du sang ? J'espère que non. Sinon ça voudrait dire que Bill a prévu de me manger. Voilà, encore une raison de ne pas lui faire confiance.
En ce moment je suis à ma fenêtre. Je regarde le jardin, il est très joli. Il ressemble un peu a celui de mon enfance, quand j'étais encore avec ma mère. Mais ce n'est pas possible. J'aimerais tellement revenir en arrière, retourner jouer dans les jardins, entre les draps quand il y avait du vent, aider ma mère dans ses corvées quotidiennes. Pourtant, je sais que ça n'arrivera jamais. Je suis chez Bill et je ne serai jamais libre. En parlant de Bill. Je ne sais plus quoi penser de lui. Par moment j'ai l'impression que je peux lui faire confiance, mais la seconde d'après c'est tout le contraire.
Il arrivera dans un peu plus d'une heure. C'est pour cela que je suis levé. Sinon je serai toujours sous ma couette. Mais j'ai encore du temps avant qu'il arrive. Je vais aller me doucher en attendant.
Je me retourne et tombe nez a nez avec Bill.
Point de vue Bill
Je suis persuadé que Tom se met sous la couette lorsqu'il m'entend arriver, ou qu'il voit que l'heure à laquelle je viens approche. Donc aujourd'hui je vais le surprendre. J'ai décidé d'aller dans sa chambre plus tôt. Je lui ai préparé une surprise. J'espère que ça lui plaira et qu'il ne le prendra pas mal. Je m'en veux tellement depuis la semaine dernière. Je lui ai crié dessus alors qu'il n'avait rien fait, simplement pour avoir des informations. Je suis véritablement un idiot. Comment je veux qu'il me fasse confiance si je lui crie dessus ? En ce moment je me dirige vers sa chambre. J'arrive devant sa porte. Je l'ouvre le plus silencieusement possible, j'entre et le vois dos à moi, regardant par la fenêtre.
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je voudrai dire un grand merci a celle qui me corrige