Je m'appelle Bill. Vous me connaissez sûrement, je suis à la tête d'un empire pharmaceutique depuis la mort de mon père. Seulement quelques mois que j'ai pris sa place de dirigeant et déjà les difficultés se multiplient. Ce ne sont pas de gros problèmes, mais je me fais tout de même du soucis. D'après ce que je sais des laboratoires de mon père, ils sont quasi-autonomes. J'ai un groupe de chercheur à ma disposition qui me propose ses idées de projets plus ou moins farfelus pour faire progresser la science. Je choisis dans ces projets les plus prometteurs, donc ceux qui rapporteront le plus. Je ne sais pas comment ça se passe dans ces laboratoires, mais d'après les rumeurs qui circulent, il ne fait pas bon d'être cobaye dans un laboratoire. Je voudrais savoir ce qui se passe dans les miens, car je ne supporterai pas de laisser tuer des gens inconsciemment. Ce n'est pas que le sort des esclaves me touche particulièrement, mais il y a des limites que je me refuse de dépasser. Je veux pouvoir me regarder dans un miroir sans avoir honte de mon reflet, car contrairement à ce que la plupart des gens de mon entourage pense, les « non-sélectionnés » sont des êtres humains à part entière. Ils ont simplement eu moins de chance que d'autres. C'est ma façon de voir les choses, mais personne ne le sait. Je cache tous ces sentiments derrière un caractère bien trempé que je me suis forgé en côtoyant les autres sélectionnés. Je parais froid, distant, dur, insociable même, mais c'est seulement une image qui me permet de me faire respecter.
Ma vie peut paraître belle de l'extérieur, mais quand on la vis ce n'est pas si bien que ça. Ma mère est morte en me donnant le jour. Mon père a passé toute sa vie à travailler sans relâche si bien que j'ai grandi seul. Je n'étais pas vraiment seul, il y avait toujours quelqu'un pour me tenir compagnie, mais je n'ai jamais reçu l'affection d'une mère. Je ne voyais mon père que très rarement et le peu de fois où il était présent, c'est à peine s'il me parlait. Bien sûr il m'a toujours considéré comme son fils, il me couvrait de cadeaux tous plus impressionnants les uns les autres, mais jamais il n'a réellement eu de place dans ma vie. Je sais que je ne devrais pas dire ça, mais pour moi mon père n'était qu'un étranger. C'est donc ainsi que j'ai grandi. Je n'ai jamais eu de véritables amis même s'ils me disaient l'être, je n'ai jamais pu faire confiance à n'importe lequel d'entre eux, peut-être parce que je n'ai jamais appris à vivre avec les autres. Mais de toutes manières les gens qui se disaient mes amis n'en avaient qu'après l'argent et le pouvoir de mon père. Je les répugnais. Ils ne me l'ont jamais dit, mais la façon dont ils me regardaient. Leurs regards pleins de dégoût face à mon look. C'est vrai que tout le monde n'a pas le même style que moi. Je suis androgyne et j'adopte des vêtements près du corps et je me maquille ce qui m'a valu bon nombre de réflexions blessantes. Mais je m'y suis habitué et jamais personne ne s'est rendu compte que je ne les considérais pas comme des amis, mais comme des hypocrites. C'était un bref retour sur ce que j'ai vécu avant la mort de mon père, mais maintenant tout va changer. Je n'ignorerai plus les insultes j'y ferai face et garde a ceux qui seront en travers de mon chemin. Un nouveau Bill est né...
Pour commencer, demain je vais visiter mes laboratoires et j'espère pour les responsables qu'ils ne traitent pas les « non-sélectionnés » comme du bétail.
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je voudrai dire un grand merci a celle qui me corrige